Mardi 27 octobre, l’Espace Brassens a affiché complet pour un récital consacré à Georges Brassens, porté par Jacques Barthèse. Une soirée placée sous le signe de la chanson française, de la poésie et de la fidélité à un patrimoine musical intemporel.

Il est des lieux où les mots prennent une résonance particulière. À l’Espace Brassens, haut lieu de mémoire dédié à l’un des plus grands auteurs de la chanson française, le récital de Jacques Barthèse a trouvé un écrin à la hauteur de son ambition. Devant une salle comble, le chanteur, auteur, compositeur, interprète et guitariste a renoué avec l’univers singulier de Georges Brassens, entre finesse des textes, musicalité et profondeur des émotions.
Originaire de Sète, ville intimement liée à l’histoire et à l’œuvre de Brassens, Jacques Barthèse inscrit son parcours dans une tradition où la qualité des mots demeure essentielle. Formé aux lettres modernes à l’université Paul-Valéry de Montpellier, il a également forgé son expérience artistique à Paris, au contact des cabarets de la Rive gauche, notamment dans le quartier de la rue Mouffetard. Un itinéraire qui témoigne d’une fréquentation assidue de la chanson à texte et de ses exigences.
De retour dans sa région natale, l’artiste poursuit son travail d’écriture, de composition et de scène, défendant une expression musicale sobre, portée par la guitare acoustique et l’attention accordée aux mots. Son univers, empreint de poésie, d’ironie et parfois de mélancolie, fait écho à cette école de la chanson française qui privilégie l’intelligence du texte autant que l’émotion de l’interprétation.
Dans ce lieu chargé de mémoire, l’hommage prend naturellement une dimension particulière. Reprendre Brassens ne consiste pas seulement à interpréter un répertoire connu de tous : il s’agit aussi de retrouver l’esprit d’une œuvre où l’irrévérence côtoie la tendresse, où l’humour révèle une profonde humanité et où la liberté de ton demeure une signature.
La présence d’un public nombreux, réuni jusqu’à remplir la salle, souligne l’attachement persistant à cet héritage musical. Elle témoigne également de la place qu’occupe encore la chanson à texte dans le paysage culturel, lorsqu’elle est portée par des artistes soucieux d’en préserver la richesse et la singularité.
À l’Espace Brassens, Jacques Barthèse a ainsi inscrit son récital dans une filiation exigeante : celle d’une chanson française qui traverse les générations sans perdre ni sa force poétique ni sa capacité à rassembler. Une soirée qui rappelle, avec justesse, que l’œuvre de Georges Brassens continue de vivre bien au-delà de son créateur, au rythme des voix et des guitares qui la font entendre.
Jean-Yves Liévaux, dans le cadre du festival “22 V’là Georges” bouleverse le public à la médiathèque. Un récital empreint d’amour, de poésie et d’émotion
Mardi 27 octobre 2026, à la médiathèque François Miterrand le public a vécu un moment musical d’une rare intensité. Avec sa guitare, ses mots et une sensibilité à fleur de peau, Jean-Yves Liévaux a offert un récital profondément humain, où la musique s’est faite le langage de l’amour, de l’absence et du souvenir.
Dès son entrée sur scène, l’artiste a donné le ton. Avant même que les premières notes ne viennent envelopper la salle, il a choisi de rendre hommage à sa compagne disparue il y a un an, Viviane Cayol-Alcaz, à travers un poème bouleversant de Christian Bobin. Un instant suspendu, chargé d’une émotion palpable, durant lequel le silence du public semblait en dire autant que les mots. Les regards se sont faits plus graves, les gorges se sont serrées et l’émotion a gagné l’assistance.
Derrière cette prise de parole intime se dessinait une question universelle : que sommes-nous, finalement, dans cette vie ? Que reste-t-il de nous lorsque ceux que nous aimons nous quittent ? Avec une sincérité désarmante, Jean-Yves Liévaux a donné à ces interrogations une résonance particulière, transformant son histoire personnelle en un partage profondément universel.
Puis est venu le temps du récital. Seul sur scène, accompagné de sa guitare, Jean-Yves Liévaux a laissé parler la musique. Sa dextérité instrumentale, la finesse de ses accords et la maîtrise de son jeu ont révélé toute l’étendue de son talent. Chaque note semblait porter une histoire, chaque mélodie prolonger une confidence. L’artiste n’a pas simplement interprété des chansons: il a ouvert une fenêtre sur son univers, une ecriture faite de poésie, de tendresse et de souvenirs.
Auteur-compositeur-interprète, guitariste et poète Jean-Yves Liévaux a construit un parcours artistique riche marqué notamment par plusieurs formations: ” LiéVaux-Transfo”, le groupe “Dakota” entre autres avant de vivre une aventure musicale majeure avec le duo Alcaz pendant 25 ans, duo qu’il formait avec Viviane Cayol. Entre 2000 et 2025, leur complicité artistique les a conduits à enregistrer sept albums et à donner plus d’un millier de concerts sur toutes les routes de la francophonie et sur divers continents.
Cette aventure à deux, nourrie par des années de création et de partage, demeure au cœur de son identité musicale. Aujourd’hui, à travers son projet solo « L’intime concert», l’artiste reprend la route, porté par cette même exigence poétique et cette authenticité qui donnent à ses interprétations une dimension profonde et singulière.
Ce mardi à la médiathèque, programmé dans le cadre du festival “22 V’la Georges” , son spectacle a dépassé le simple cadre d’une rencontre musicale. Il est devenu un moment de communion, où la fragilité de l’existence s’est mêlée à la force des sentiments et où la guitare a semblé prendre le relais lorsque les mots ne suffisaient plus.
Si certaines chansons divertissent, d’autres proposent sa vision du monde et ses engagements notamment pour la Paix dans le monde. Il a remercié longuement l’association Cap Brassens en soulignant l’importance de tels événements qui permettent de fédérer l’amitié, la joie du partage, une façon d’entrer en résistance et de construire le monde comme on le rêve, l’espace de huit jours.
À travers son hommage, Jean-Yves Liévaux nous a offert une parenthèse de sincérité, un rappel a l’essentiel. L’humanité c’est beau comme un dimanche.
Martine Bousquet nous parle de Jean-Yves Liévaux, avec un énorme pincement au cœur…
C’est avec beaucoup d’émotion et une immense tristesse que Martine Bousquet évoque Jean-Yves Liévaux. Il y a des personnes qui marquent nos vies, des rencontres qui laissent une empreinte indélébile et des souvenirs qui restent gravés à jamais dans nos cœurs.
Aujourd’hui, les mots sont difficiles à trouver, tant l’émotion est grande. Derrière chaque souvenir, il y a un sourire, un regard, un moment partagé… autant de petites choses qui prennent aujourd’hui une valeur immense.
Avec un énorme pincement au cœur, Martine nous livre quelques mots, remplis de tendresse et de sincérité, pour évoquer Jean-Yves. Parce que certaines personnes ne nous quittent jamais vraiment : elles continuent de vivre à travers nos souvenirs, nos pensées et tout l’amour qu’elles ont laissé derrière elles.
Parfois, le cœur est trop lourd pour parler, et les mots deviennent simplement le reflet de nos larmes.
Une interview exclusive avec mon ami Alain Moreno, de « Direct en Jeu, la Radio Insolite »
filmée par Sète Pour Tous.
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