Sète: Grève illimitée aux hôpitaux du bassin de Thau

Sète: Grève illimitée aux hôpitaux du bassin de Thau

22/10/2021 Non Par Sète pour tous

Boulevard Camille-Blanc  secteur hôpital Saint-Clair bloqué pendant une demi-heure. 

Aujourd’hui ce sont les services de réanimations (plus de 140 patients covid accueillis), de médecine et des SSR (plus de 700 ) dans lesquels on ferme des  lits.

Les remplacements de personnels en maladie ne sont plus assurés.

Depuis des années la CGT des Hôpitaux du Bassin de Thau lutte et mobilise agents et population contre les différents CREF (contrat de retour à l’équilibre financier) successifs malgré ce, les CREF ont été appliqués, fermeture de services, suppression de postes para médicaux, administratifs et techniques, réorganisation des services… Ces CREF n’ont servi à rien si ce n’est qu’à aggraver la situation de l’hôpital public. La preuve, la direction générale des HBT annonce un déficit abyssal de 12 millions d’euros en 2021. La direction envisage avec l’accord de l’ARS (agence régionale de santé) de fermer « provisoirement » des lits en médecine, en réanimation, et de redéployer certains agents dans les services des urgences. Car depuis des semaines un absentéisme est considérable dans ce service et les agents sont épuisés car obligés pour certains d’effectuer des semaines de 60h00. Après, la fermeture de l’accueil médicalisé de jour de l’hôpital saint loup (les urgences d’Agde) en Août 2021 Après, la fermeture de 30 lits de SSR (soins de suite et de réadaptation) en septembre 2021. C’est au tour de la médecine (10 lits) et de la réanimation (4 lits) d’être fermé. Et demain ? probablement des lits sur l’hôpital d’Agde. La CGT estime que ce n’est pas aux agents, ni à la population du Bassin de Thau de subir les choix budgétaires faits, notamment par la direction générale des HBT, l’ARS (l’agence régionale de santé) et le gouvernement. La CGT est FORMELLE, les douze millions d’euros de déficit aux Hôpitaux du Bassin de Thau, ne sont pas essentiellement dus à la crise COVID, comme le laisse supposer la direction générale des HBT. Les choix budgétaires des différentes directions des HBT, depuis 2012 ont contribué au fait que les Hôpitaux du Bassin de Thau ne puissent pas sortir la tête de l’eau. En 2020 et 2021, des travaux successifs et déménagement de services ont accentué en plus de la crise COVID, l’épuisement des agents ainsi qu’au déficit. De même, les politiques d’austérité menées par les différents gouvernements successifs avant la crise sanitaire et les non prises en compte de ce gouvernement pour la Santé et l’Action Sociale ont généré des carences en matière de prise en charge qui se sont accentuées pendant la pandémie du COVID 19. En 2019, dans le cadre du plan d’urgence pour l’hôpital, la dette devait être reprise à hauteur 1/3. Nous attendons toujours ces financements. En 2020, le plan de relance du pilier II du Ségur de la santé, pour l’investissement est toujours en attente. Plan après plan, l’hôpital public se dégrade et rien n’est mis en place concrètement pour permettre de bénéficier d’un service public de qualité en lien avec les besoins de la population du territoire.

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